Nos contrats sont signés et envoyés. C'est officiel.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!
samedi 10 mai 2008
Signature
Publié par Nancy à 17:25:00 0 commentaires
Libellés : Préparatifs
vendredi 9 mai 2008
Par un beau 25'C
Puisqu'on a tous gagner une carte cadeau échangeable contre des heures d'ensoleillement suite à nos nombreuses séances de pelletage, M. Soleil nous rends visite quotidiennement depuis déjà plusieurs jours.
Le sourire et le moral sont de retour de l'hibernation prolongée dans laquelle ils s'étaient plongés. Les "Capuccinos glacés" et les gougounes sont les vedettes de l'heure, les bourgeons viennent de défaire leurs valises, le bonheur s'installe tranquillement dans nos chaumières.
Mercredi: shorts, ballerines, lunettes soleil, musique dans le tapis, autoroute, joie. Le mercure nous gâte en nous offrant des caisses de températures agréables.
Et c'est à ce moment que je me suis acheté des bottes Sorel -40'C.
Publié par Nancy à 21:57:00 0 commentaires
Libellés : Préparatifs
lundi 5 mai 2008
Réajuster le tir
Je me suis demandé aujourd'hui: Comment je vais faire pour faire adopter un mode de vie sain et actif à des élèves qui fûment à 12 ans, qui se saoûle à 10 et qui vivent dans une population où les maladies cardiovasculaires, le diabète de type II, l'obésité et le suicide remportent la palme d'or de la popularité?
Fuck off les 7 portions de fruits et légumes, mettons.
Publié par Nancy à 22:44:00 0 commentaires
Libellés : Réflexions
dimanche 4 mai 2008
La liste
Dans le Nord, un litre de jus Oasis peut coûter jusqu'à 7,50$. Ouais, c'est ça.
Je sais que nous aurons un partenariat avec un grossiste montréalais pour faire le marché de façon plus économique.
Par contre, ce qu'il faut garder en tête, c'est que je suis une fan de la pharmacie. Fan comme dans "besoin de dépenser au minimum 200$ par mois de crème, mascara, shampoing, etc.". Alors, quelle ne sera pas mon malheur de ne pouvoir aller me perdre dans les allées du Pharmaprix et humer les nouveaux parfums de savons à main. Je ne me maquille pas, mais je me lave d'une manière excessive.
Cet obsession de la propreté en tube frappera son mur dans les prochains mois.
1- Pas de Pharmaprix en vu (pas plus de Jean Coutu, Uniprix ou n'importe quel autre endroit où on peut trouver des points, des amis ou n'importe quoi qui ça aussi nous fait du bien, AH HA! pour penser à vous). Donc, une des missions des prochains mois est de faire des provisions de crème, dentifrice, antosudorifique, détergent à lessive, à vaisselle, masques, gants de crin, lames de rasoir, tampons faciaux, astringents, etc, etc, etc.
2- L'eau est livrée à la maison par un camion citerne. Si la route est mauvaise, le camion ne passe pas. Alors, peu importe que le savon te coûle dans les yeux lors de ton concert solo, quand y'a plus d'eau, y'a plus d'eau. Aussi, le système d'approvisionnement d'eau est relié à ce que qui pourrait ressembler à une fausse sceptique mais qui n'en est pas une. Tout ce qui passe par le tuyau de la toilette va se camoufler dans un autre réservoir qui, lui aussi, est vidé par un autre camion. Quand le réservoir est plein, l'eau cesse d'être acheminée aux tuyaux, quels qu'il soit. En y réfléchissant plus de 4 secondes, on se rends compte que c'est logique. Si le réservoir est plein, c'est qu'il ne peut contenir plus, donc, aucune autre quantité d'eau, qu'elle soit souillée ou fraîche.
C'est en réfléchissant à ma future réalité que je me rends compte à quel point la situation est absurde. Moi, la fille qui a trop de vêtements, qui trippe sur les chaussures (surtout les ballerines et les gougounes), qui rêve à l'été, qui aime avoir la peau bronzée et qui tue pour un cornet de crème glacée, qui s'entraîne, surveille ce qu'elle mange, ne jure que par les légumes frais en saison, je m'en vais habiter au pays de la neige, du froid, des camions d'eau et du jus à 8$.
L'extrême. C'est moi.
Publié par Nancy à 21:01:00 1 commentaires
Libellés : Préparatifs
De l'émergence à la concrétisation
Juin 2007, nous sommes attablés sur le patio de mon papa à savourer en famille une délicieuse raclette et plusieurs litre d'alcool. Mon papou et sa copine sont de bons vivants qui aiment particulièrement recevoir, être entourés de gens et profiter des plaisirs de la vie, ici la bonne bouffe et le bon vin.
Mon père a habité à Kuujjuaq pendant près d'une décennie et aime rappeler le temps où était dans le Nord. Amateur de plein-air, de chasse, de pêche et de motoneige, il était servi. Ses meilleurs amis, maintenant ses frères, sont tous des Inuit.
Tout au long de mon enfance, j'ai été bercée par les récits de la vie dans le Nord, le Grand. Mon Nord à moi, le Nord d'origine de mon père, les Laurentides, semblait maintenant bien petit, bien chaud, bien tropical. Je n'étais pas à l'âge de vouloir aller explorer les banquises, nettement plus préoccupée par mon look et le rôle que j'occupais après de mon cercle d'amis/es. Par contre, sans me l'avouer, j'étais attirée par ce Nord.
Entre un toast, un peu de sauce miel-cari et la salade de coriandre de ma belle-mère, les sujets de conversations fusent de partout, engendrant fous rires, discussions intenses et conflits d'opinions. J'aime ces soupers avec mon père et le reste de ma famille, ils nous rapprochent et nous saoûlent!
"Vous pourriez aller enseigner dans le Nord!"
En effet, qu'on se dit, mon amour et moi. On pourrait.
"Es-tu game?" qu'il me demande.
"Je suis game".
Empreints de tout la gameté du monde, on demande des informations à mon papa et on entamme les procédures.
Les applications doivent être envoyées à la Comission scolaire Kativik basée à Ville St-Laurent avant le 1er février. Voulant partir ensemble et donc, vivre la même espérience, dans le MÊME VILLAGE, nous envoyons nos curriculum vitae ensemble, signons notre lettre de motivation ensemble et allons pratiquement poster le tout en se tenant la main.
Nous sommes contactés par courrier, nous demandant de prendre un rendez-vous d'entrevue dans la première semaine de mars. Ce que nous faisons. Nous avons une entrevue à la même heure le mercredi 9 mars.
L'entrevue se déroule bien. On nous dit que les réponses n'arriveront pas avant au moins un mois, afin qu'ils étudient toutes les candidatures et accomplissent toutes les procédures administratives bien connues des commissions scolaires.
Quatre jours plus tard, on nous offre un emploi dans un petit village au nord-ouest de Kuujjuaq, Tasiujaq.
La nouvelle a l'effet d'une bombe dans le 3½. De mon côté, c'est l'euphorie. De l'autre côté, c'est la consternation. Je crois qu'il ne s'attendait pas à ce qu'on se fasse contacter aussi vite et la situation a tout pour l'ébranler. Son processus psychologique n'étant pas complété, il ne peut se réjouir de la bonne nouvelle.
Après réflexion, poutine, questions et discussion, on conclut que la meilleure décision est de se jeter dans le vide.
Le 11 août prochain, j'aurai les 2 pieds à Tasiujaq et je serai en train de planifier mon année scolaire d'enseignante en éducation physique, de 3e année du primaire à la 5e année du secondaire, mi-temps en français et l'autre mi en anglais.
Let the show begin!
Publié par Nancy à 20:40:00 0 commentaires
Libellés : Préparatifs