Oui, oui, comme le FAMEUX magasine ou encore, comme le "programme" à RDS. Vivre ici, c'est exactement comme ça, sauf pour les chroniqueurs de série B.
Hier, à la fin des classes, afin de bien amorcé notre loooooongue fin de semaine, nous sommes allés vers May's Road (traduction: la route de May) avec Daniel, Marie-Ève et l'indispensable Jeep de Dan, celle qui a un plancher en bardeaux goudronnés et qui a le même âge que Martin. Nos élèves nous avaient dit que les caribous étaient rendus là. Nous sommes allés voir de nos propres yeux.
Première péripétie: Martin conduit la Jeep manuelle ou comment étouffer 6 fois au même endroit !!
Après quelque minutes de chemin cabosseux, super agréable pour le coccyx fracturé de M-Ève et mon mal des transports (j'entend Oli d'ici... "Santé de fif"!!!), nous avons fait une pause pour gravir une petite montagne et cueillir des bleuets. Ben... Marie et moi on a cueilli des bleuets, Martin les a mangé. Jusque là, nous n'avions vu aucun caribous... vivants. Des têtes, des pattes, des entrailles (oui, oui, ENTRAILLES), des bois, des carcasses, mais aucun qui gambade comme Bambi et sa maman. Déception (surtout pour Martin qui a répété 45 fois "J'peux pas croire qu'il n'y a pas un maudit caribou").
Mais au retour... ohlalalalalala !
Au loin, grâce Marie-Ève et son oeil de lynx, on a aperçu un ours marchant candidement sur la crête d'une montagne. Il est rapidement allé se cacher. Pas qu'il nous ait vu, non, il a entendu mon amoureux chanter sa version de Halo de Beyoncé. Morceau d'anthologie.
Et ensuite, 6 caribous qui couraient dans la toundra, avec leurs bois doux et leur démarche gracieuse. C'est si beau un caribou (et si bon à la fois). On a croisé quelques inuits qui arrivaient pour chasser. Nous les avons laisser. Ils étaient armés!
Nous les avons laissé pour ne pas perturber leur chasse. Des blancs qui s'extasient devant de la nourriture vivante, ça ne les fait pas tripper.
Un peu plus loin, nous avons croiser certains de nos élèves avec leurs parents. Les petits cueillaient des bleuets, les grands rapatriaient les caribous morts. Là non plus, nous ne sommes pas rester longtemps. Respect oblige.
C'était ma première vraie sortie depuis mon retour et je me suis rendue compte à quel point Tasiujaq m'a manqué. C'est si beau, si vaste et si calme. L'air sent bon. C'est un petit paradis... au nord du 55e !
Pour les photos de l'excursion, cliquez ICI. Coeur sensible s'abstenir.
samedi 5 septembre 2009
Plein-air, chasse et pêche
Publié par Nancy à 12:35:00
Libellés : Photos, Tasiujaq au quotidien
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2 commentaires:
Martin qui chante du Beyoncé hein ... Ça serait cool de pas virer le grand nord à l'envers lors de votre passage et d'avoir pitié de ces pauvres gens ...
Pour les entrailles de caribou, pouvait pas rêver mieux en ce début de journée.
It's good to have you back on the blog.
xx
Ça me fait tellement plaisir de te lire si heureuse!
Jtaime ! xxxxxxx
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